27.01.2009
Il mérite quoi d'aprés vous ?
Le Belge de 20 ans qui a tué vendredi matin deux bébés et une puéricultrice d'une crèche de Termonde, dans l'ouest de la Belgique, a été inculpé d'assassinats et de tentatives d'assassinat et placé en détention provisoire. Interpellé peu après un acte qui a plongé le royaume dans la consternation et la tristesse, le jeune homme, dont l'identité n'a pas été dévoilée, a été interrogé par la police durant tout l'après-midi. Il a été présenté vendredi dans la soirée à un juge d'instruction, qui l'a inculpé et "placé sous mandat d'arrêt", a précisé le parquet de Termonde samedi.Durant ce long interrogatoire, l'homme qui avait le visage fortement maquillé de blanc et de noir - faisant penser à certains au personnage du Joker dans Batman - il n'a donné aucune indication sur les mobiles de son acte, a précisé un porte-parole du parquet. Il a toutefois reconnu les faits après 10 heures d'un interrogatoire au cours duquel il a "à plusieurs reprises ri" avec les enquêteurs, indique samedi le quotidien populaire flamand Het Laatste Nieuws, posant la question de l'état mental de l'agresseur. Le parquet avait démenti vendredi soir que l'homme ait un passé psychiatrique, une rumeur qui circule avec insistance en Belgique.
"Un second bain de sang a pu être évité"
Selon Het Laatste Nieuws, l'homme avait sur lui, au moment de son arrestation, un second couteau - l'arme utilisée a été retrouvée sur place - et le nom d'une seconde crèche situé à trois kilomètres. "Un second bain de sang a pu être évité", estime le quotidien. Au lendemain du drame, les journaux s'interrogeait également sur la nécessité de renforcer la sécurité dans les lieux accueillant le public, et les enfants en particulier. Vendredi à Termonde, des habitants se demandaient comment un homme à l'allure si étrange avait pu pénétrer sans difficulté dans la crèche du "Pays des Fables", où se trouvaient une vingtaine de nourrissons et six gardiennes.
Le jeune homme est entré dans la crèche et s'est immédiatement attaqué aux enfants, ont raconté des témoins. Un enfant et une femme - une employée de 54 ans, Marita Blindeman, selon le parquet - ont été tués sur le coup et un autre enfant a succombé peu après à ses blessures. Les douze autres victimes, dix enfants et deux puéricultrices, ont été hospitalisées avec de nombreuses blessures. Un bébé de 6 mois et un enfant de 3 ans sont dans un état grave, mais leurs jours ne sont pas en danger, a assuré un porte-parole de l'hôpital universitaire de Gand, où ils ont été opérés. Samedi, un responsable médical a souligné que certains des blessés étaient "mutilés" et qu'ils avaient dû faire l'objet d'une opération de chirurgie plastique.
19:50 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : belgique, meutre, peine de mort, liberté, politique, justice



Commentaires
On dit que les petits pays ont abolit la peine de mort à cause du coût de l'opération mais avec Dutroux et celui-là, je pense que l'achat d'une guillotine par le gouvernement belge sera assez vite amorti.
On aime bien pointer du doigt les innocents exécutés à tort mais, si chacun d'entre eux donne envie d'abolir la peine de mort, chaque crime horrible donne envie de la rétablir.
Fourniret + Heaulme + Allegre + Guy Georges + certainement d'autres affaires moins médiatisées = suffisament de raisons pour rétablir la peine de mort. Mais les gouvernements de droite comme de gauche ont toujours fait la sourde oreille.
Chirac a même offert des boules Quiès a ses successeurs par le biais d'une réforme constitutionnelle. Pire, l'Union Européenne interdit à ses pays membres de pratiquer la peine de mort. Le traité constitutionnel de 2005 précisait, dans l'article concernant le droit à la vie, que la peine de mort était interdite. J'aurais préféré "Toutefois, la peine de mort ne saurait être abolie"
Ecrit par : Windstone | 27.01.2009
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