27.01.2009

Lait frelaté contre sang contaminé

La justice chinoise a condamné deux accusés à la peine de mort dans l’affaire du lait frelaté.

Rappelons que ce scandale a éclaté véritablement en août 2008, soit lors des jeux olympiques de Pékin. Six bébés sont morts et 300 000 sont malades avec des problèmes rénaux sévères. Bien vite, le monde entier se sent concerné, de la mélamine étant aussi décelée dans des œufs, puis dans des tourteaux de soja destinés à l’alimentation du bétail. En décembre, 22 entreprises laitières chinoises offrent des indemnités aux familles.

La Justice chinoise a finalement sanctionné les responsables industriels. Deux accusés sont condamnés à mort, un autre est condamné à la même peine avec sursis. L’un des condamnés à mort est Zhang Yujun, producteur de la poudre de lait frelaté. Il avait écoulé 600 tonnes de marchandises. Zhang Yangshang, quant à lui, avait acheté et revendu 230 tonnes de poudre trafiqué et il est condamné à la prison à vie.

L’ancienne patronne du groupe Sanlu, Tian Wenhua, est condamnée elle aussi à la prison à perpétuité, ses collègues sont condamnés à des peines de prison qui vont de 5 à 15 ans. Tian Wenhua est une ancienne cadre du parti communiste et, au cœur du scandale, elle était accusée d’avoir voulu étouffer l’affaire. Elle s’en sort donc mieux que le producteur. Désormais, le groupe Sanlu, ancien fleuron de l’industrie laitière en Chine, est quasiment en faillite avec une amende de 5,6 millions d’euros.

Le bât blesse du côté des indemnisations, les avocats des familles victimes estimant que le fonds spécial d’indemnisation de 160 millions de dollars n’est pas suffisant pour les parents des enfants malades qui ne recevront que 300 dollars.

Aucune sanction n’a été donnée aux responsables politiques, qui, avertis à la veille de l’ouverture des JO de Pékin, n’avaient eu aucune vraie réaction d’urgence.

Et en France, comment a-t-on traité le problème du sang contaminé ???

 

Il mérite quoi d'aprés vous ?

couperet-2.gifLe Belge de 20 ans qui a tué vendredi matin deux bébés et une puéricultrice d'une crèche de Termonde, dans l'ouest de la Belgique, a été inculpé d'assassinats et de tentatives d'assassinat et placé en détention provisoire. Interpellé peu après un acte qui a plongé le royaume dans la consternation et la tristesse, le jeune homme, dont l'identité n'a pas été dévoilée, a été interrogé par la police durant tout l'après-midi. Il a été présenté vendredi dans la soirée à un juge d'instruction, qui l'a inculpé et "placé sous mandat d'arrêt", a précisé le parquet de Termonde samedi.

Durant ce long interrogatoire, l'homme qui avait le visage fortement maquillé de blanc et de noir - faisant penser à certains au personnage du Joker dans Batman - il n'a donné aucune indication sur les mobiles de son acte, a précisé un porte-parole du parquet. Il a toutefois reconnu les faits après 10 heures d'un interrogatoire au cours duquel il a "à plusieurs reprises ri" avec les enquêteurs, indique samedi le quotidien populaire flamand Het Laatste Nieuws, posant la question de l'état mental de l'agresseur. Le parquet avait démenti vendredi soir que l'homme ait un passé psychiatrique, une rumeur qui circule avec insistance en Belgique.

"Un second bain de sang a pu être évité"

Selon Het Laatste Nieuws, l'homme avait sur lui, au moment de son arrestation, un second couteau - l'arme utilisée a été retrouvée sur place - et le nom d'une seconde crèche situé à trois kilomètres. "Un second bain de sang a pu être évité", estime le quotidien. Au lendemain du drame, les journaux s'interrogeait également sur la nécessité de renforcer la sécurité dans les lieux accueillant le public, et les enfants en particulier. Vendredi à Termonde, des habitants se demandaient comment un homme à l'allure si étrange avait pu pénétrer sans difficulté dans la crèche du "Pays des Fables", où se trouvaient une vingtaine de nourrissons et six gardiennes.

Le jeune homme est entré dans la crèche et s'est immédiatement attaqué aux enfants, ont raconté des témoins. Un enfant et une femme - une employée de 54 ans, Marita Blindeman, selon le parquet - ont été tués sur le coup et un autre enfant a succombé peu après à ses blessures. Les douze autres victimes, dix enfants et deux puéricultrices, ont été hospitalisées avec de nombreuses blessures. Un bébé de 6 mois et un enfant de 3 ans sont dans un état grave, mais leurs jours ne sont pas en danger, a assuré un porte-parole de l'hôpital universitaire de Gand, où ils ont été opérés. Samedi, un responsable médical a souligné que certains des blessés étaient "mutilés" et qu'ils avaient dû faire l'objet d'une opération de chirurgie plastique.

19.01.2009

ça se passe aux USA

 

Un Américain de 62 ans, James Callahan, a été exécuté jeudi soir au centre pénitentiaire Holman de Artmore, dans l'Alabama (sud), pour le viol et le meurtre en 1982 d'une étudiante de 26 ans, a-t-on appris vendredi auprès des autorités pénitentiaires.

Après 26 ans dans le couloir de la mort, James Callahan a été prononcé mort par injection mortelle à 18H24 locales (00H24 GMT).

Le 3 février 1982, James Callahan a enlevé Rebecca Howell dans une laverie automatique de Jacksonville (Alabama) et l'a enfermée dans sa caravane. Il l'a ensuite violé puis étranglée.

Le corps de la jeune femme a été retrouvé plusieurs semaines après, dans un ruisseau.

 

Selon la presse locale, ses derniers mots ont été pour son fils qui assistait à la mise à mort.

C'est la première fois depuis 2007 que l'Alabama procède à une exécution. Cet Etat du sud des Etats-Unis a en revanche prévu d'exécuter quatre autres détenus d'ici le mois de mai, selon le Centre d'information sur la peine de mort.

L'Alabama compte aujourd'hui 203 personnes dans ses couloirs de la mort dont deux femmes et a exécuté 40 personnes depuis 1976 et le rétablissement de la peine de mort aux Etats-Unis.

09.01.2009

Les écolos pour la peine capitale

Le Partido Verde Ecologista de Mexico (PVEM)  est le seul parti vert au monde  favorable à la peine de mort. Dans un climat de violence accélérée, les députés s’apprêtent à discuter de la nouvelle loi anti-kidnapping

"Campagne du PVEM dans le métro: "Parce que ta vie nous importe, peine de mort contre les assassins et les kidnappeurs" (source: Alexandra Beugnet)

Le Parti Vert et la peine de mort
La nouvelle campagne du Parti Vert en faveur de la peine de mort fait couler beaucoup d’encre. A partir d’enquêtes et de sondages, le parti promeut la peine capitale dans une offensive publicitaire, car selon leurs calculs, 75 à 80 % des personnes interrogées seraient en sa faveur. Le parti a comme arguments la dissuasion et l’extermination de délinquants perpétuels. Il s’agit du seul parti écologiste au monde en faveur de la peine capitale.

Le gouverneur de Coahuila, Humberto Moreira Valdés, est célèbre pour diverses raisons : les principaux postes de décision du parti local (PRI) sont tenus par ses frères. Il utilise volontiers la rhétorique et des phrases chocs. Concernant la peine de mort, il a déclaré : « Le seul point que nous discutons est si nous allons les pendre ou les fusiller. »

Dans le climat d’insécurité qui règne au Mexique, après les kidnappings et assassinats de Fernando Marti et Silvia Vargas, ces initiatives ont un impact certain sur la population. Elles sont d’ailleurs taxées de populisme par ses opposants.

Réponses des autres partis et du Congrès
Le PAN et le PRD ont d’abord gardé le silence sur cette initiative. Début décembre, Andrés Manuel López Obrador s’est prononcé contre la peine capitale. « Cela, je ne le souhaite même pas pour les politiciens corrompus, qui sont les pires voleurs. » Le PAN s’est également prononcé contre, même s’il accepte d’en débattre au Congrès. D’autres congressistes voient d’un très mauvais œil le thème de la vie et de la mort comme débat électoral (Carlos Navarrete, PRD). Finalement la présidente nationale du PRI a nié que son parti suivait la proposition de Moreira. Elle a manifesté pourtant son respect pour l’initiative et a laissé les rênes libres aux députés du PRI. D’autre part, elle appuie toutes les initiatives qui durcissent les peines contre les kidnappeurs et délinquants.

Le bureau des Droits de l’Homme de l’ONU au Mexique a qualifié la proposition de « solution désespérée et compréhensible devant l’insécurité ». Il a ajouté que tant que le Mexique n’aura pas de système judiciaire fiable et qu’il n’y aura pas d’avancées sérieuses dans la lutte contre l’impunité et la corruption, les sanctions ne seront d’aucune efficacité.

A partir du mois de janvier, les Commissions de Justice se réuniront pour travailler sur une nouvelle loi anti-kidnapping. Les états fédéraux possèdent déjà des législations pour combattre ce délit, mais il s’agit d’opérer une réforme constitutionnelle afin de donner les outils nécessaires à l’Etat dans sa lutte contre la délinquance. Les gouvernements des états fédéraux n’ont pas le pouvoir d’appliquer la peine de mort, car il s’agit d’une question fédérale.

Toutes les notes