19.07.2009
La Guillotine : petite histoire
| Définition encyclopédique: La guillotine est un instrument de supplice servant à trancher la tête des condamnés à mort. Contrairement à ce qu'on vous a appris à l'école, la guillotine n'est pas une invention française... Snif... Notre coq en prend encore un sacré coup... En fait, c'est en Italie que la fabuleuse machine fut utilisée pour raccourcir les habitants sous le nom charmant de "Mannaja" en l'an 1300... Ce superbe instrument fut également utilisé dès cette date en Allemagne et au Royaume-Uni... Mais soyons cocorico, c'est en France que l'engin va être perfectionné. Une autre idée reçue est à mettre au panier: Ce n'est pas le docteur Guillotin qui a inventé la guillotine... Il n'en fut que le promoteur. Le 28 novembre 1789, le docteur Joseph Guillotin présente aux députés de l'Assemblée constituante une machine conçue par le chirurgien Antoine Louis, secrétaire perpétuel de l'Académie de chirurgie. Inspirée de la "Mannaja" déjà connue en Italie, elle comporte un tranchoir glissant entre deux montants en bois. Elle assure selon ses promoteurs une mort plus délicate que la pendaison, la décapitation à la hache ou à l'épée, la roue ou l'écartèlement. Selon le docteur Guillotin, député du Tiers États, elle représente "l'égalité de tous les citoyens". Le 3 juin 1791, l'Assemblée constituante adopte une proposition du député Le Pelletier de Saint-Fargeau, «tout condamné à mort aura la tête tranchée» alors que les députés repoussent le projet de Maximilien de Robespierre visant à abolir la peine de mort (sic). Dans la foulée, l'Assemblée demande au docteur Guillotin et au chirurgien Louis d'améliorer leur machine à couper les têtes. Antoine Louis perfectionne la machine aidé d'un mécanicien allemand, Tobias Schmidt. Il remplace le couperet en forme de croissant par un couperet en forme de trapèze sur une idée de Louis XVI qui était aussi un habile serrurier. La machine est essayée à Bicêtre sur des moutons et des cadavres. Nicolas-Jacques Pelletier, un voleur de grand chemin, sera le premier à avoir la tête tranchée le 25 avril 1792. La machine est d'abord appelée «Louisette». Les journalistes parlementaires, mécontents du docteur Guillotin qui, à l'Assemblée, leur demandait de bien se tenir, la baptisèrent «guillotine»... Voilà l'origine de son nom. Dans l'argot populaire, la machine aura bien d'autres sobriquets comme par exemple le «rasoir national»... De 1793 à 1794, environ 20.000 citoyens auront la tête tranchée définitivement. La guillotine remportera un vif succès en France jusqu'au 29 juin 1939, date à laquelle les exécutions cessent d'être publiques. La dernière exécution remonte au 10 septembre 1977. La peine de mort est abolie en France le 9 octobre 1981 mais la dernière exécution politique date du 11 mars 1963: Jean Bastien Thiry ne fut pas guillotiné mais fusillé... Joseph-Ignace Guillotin, franc-maçon et philanthrope, médecin et professeur d’anatomie, est né à Saintes en 1738. Élu député à la Constituante au début de la Révolution, il tente en vain de réformer les hôpitaux et met en œuvre le premier programme de Santé publique. Il est exécuté par sa machine à Paris en 1814... |
| Fiche technique: Poids total de l’instrument: 580 kg - L'ensemble "Couperet": 30 kg de poids mort, 7 kg pour le couperet et 3 boulons de 1 kg chacun - Hauteur des montants: 4,50 m - Chute du couperet: 2,25 m - Décret du 25 Prairial de l'an 1 (13 juin 1793): «Il sera installé 1 machine à trancher par département.» ANECDOTE: Le 14 septembre 1792, Jacques Pelletier inaugurait la machine. Le public fut extrêmement déçu: ça va beaucoup trop vite !... Le peuple regrette les pendaisons qui duraient bien plus longtemps selon l'humeur du bourreau [...]. La Chronique de Paris rendit compte de l'impression des Parisiens: «Le peuple ne fut point satisfait, il n'avait rien vu ! La chose était trop rapide, il se dispersa, désappointé, chantant pour se consoler de sa déception...» Les guillotinés célèbres: Marie Anne Charlotte de Corday: 17 juillet 1793 Louis XVI: 21 janvier 1793 Marie Antoinette: 16 octobre 1793 Camille Desmoulins: 5 avril 1794 Georges Jacques Danton: 5 Avril 1794 Philippe François Nazaire Fabre dit Fabre d'Eglantine: 6 Avril 1794 Louis Antoine Saint-Just: 28 Juillet 1794 Maximilien Marie Isidore de Robespierre: 28 Juillet 1794. |
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| AUTRE ANECDOTE: L'extrait d'une bande dessinée des "Aventure folles-dingues de Régis Winter" montre un inventeur fou ayant mis au point la guillotine Super-2 à deux lames... La première lame coupait le cou et la seconde le recoupait avant que la tête ne se rétracte... Et bien, la chose a bien existé, mais pour trancher deux têtes et il y a eu des machines encore plus folles à 4 ou 5 lames (voire plus!) et même une super-guillotine composée d'une trentaine d'éléments reliés entre eux pouvant décapiter une trentaine de citoyens en même temps. Lorsque le bave docteur goûta aux délices de sa machine en 1814, la question fut tranchée: Seule la guillotine à une lame resterait dans l'Histoire... |
16:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guillotine, peine de mort, justice
16.07.2009
Ce qui arrive quand on supprime la peine de mort
Ce qui arrive quand on supprime la peine de mort
Jean-Marie Le Pen
Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN
Ce qui arrive quand on supprime la peine de mort
La polémique sur le verdict dans l’affaire Fofana a pour origine un phénomène que les commentateurs passent soigneusement sous silence : c’est l’effondrement de l’échelle des peines dû à la suppression de la peine de mort, qui a elle-même entraîné la fin de la perpétuité, etc.
Il va de soi que lorsque le responsable d’un crime particulièrement atroce ne peut pas être condamné à plus de 22 ans de prison, ses complices ne peuvent être condamnés qu’à des peines inférieures.
Ce qui est en cause, c’est donc l’idéologie qui considère les assassins comme des victimes et qui, ayant conduit à la suppression de la peine de mort, a rendu infirme le code pénal.
19:50 Publié dans Communiqués | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : front national, peine de mort, fofana, gang, barbares, justice
13.07.2009
Emeutes au Xinjiang
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Il y avait encore des tensions à Urumqi, malgré le calme dans les rues le 8 juillet ! Cependant le président chinois Hu Jintao a interrompu son voyage au sommet du G8 pour rentrer d'urgence en Chine à la suite des émeutes sanglantes.
Hu Jintao est revenu le 8 juillet d'Italie ", à cause de la situation" dans le Xinjiang, où les émeutes les plus meurtrières depuis des décennies ont tué 156 personnes et ont blessé plus de 1 000 dimanche dernier.
Des hélicoptères ont largué des tracts appelant les 2,3 millions d'habitants au calme à Urumqi, et les troupes anti-émeutes militarisés et portant des casques ont occupé la ville pour rétablir l'ordre.
La forte présence des forces de sécurité a rétabli le calme au centre de la ville, avec une présence de gardes armés et des hélicoptères survolant régulièrement la ville.
Mais des incidents sporadiques et des petits accrochages ont été toutefois signalés, selon l'agence de presse Xinhua, qui n'a pas donné d'autres détails.
Urumqi, la capitale de la Région autonome ouïgoure du Xinjiang dans le nord-ouest de la Chine, a imposé un couvre-feu en bloquant la circulation la nuit du mardi.
Les agents spéciaux de police de tout le pays ont été envoyés à Urumqi pour aider les forces de police locale à rétablir la sécurité, a expliqué Meng Jianzhu, conseiller d'Etat et ministre de la Sécurité publique en rendant visite aux résidents blessés dans les émeutes et aux membres des familles des victimes.
La police est arrivée à Urumqi à environ 5 h du matin hier, a dit Meng.
Il n'a pas mentionné le nombre de personnes impliquées et les lieux, où ils ont été envoyés.
Ceux qui ont dirigé les émeutes doivent être punis avec la plus grande sévérité et de ceux qui y ont pris part, ont été provoqués ou induits en erreur par les séparatistes, doivent être rééduqués, a ajouté Meng.
Le chef du Parti d'Urumqi a également déclaré hier que le gouvernement condamnera à la peine de mort toute personne qui serait responsable de ces meurtres.
Li Zhi a déclaré lors d'une conférence de presse télévisée hier après-midi que Urumqi est stable après plusieurs jours de violences ethniques.
Il a dit que les forces de sécurité ont pris le contrôle des rues.
Li a ajouté que de nombreuses personnes ont été accusées de meurtre et ont déjà été arrêtées et que la plupart étaient des étudiants.
La police est en train d'utiliser les technologies de l'ADN pour identifier les morts, a annoncé Jerla Isamudin, le maire d'Urumqi.
"Plus de 100 personnes tuées lors des émeutiers ont été identifiés", a-t-il dit.
"Le gouvernement fournira une compensation morale à leurs familles".
Au total de 100 millions de yuans (14 millions de dollars) de compensation seront donnés aux victimes, a déclaré le maire.
Certains restaurants et supermarchés étaient ouverts hier, mais la plupart étaient encore fermés.
Bien que le couvre-feu ait été levé, des restrictions sur la circulation ont été imposées sur les grandes rues, avec des patrouilles de police. Des véhicules blindés étaient prêts à intervenir.
Les gens ont commencé à sortir dans les rues hier, mais les journalistes de Xinhua ont annoncé qu'ils ont vu moins de trafic que d'habitude dans la matinée, et encore moins de bus.
La ville possède près de 1 000 bus, dont 190 ont été endommagés ou incendiés dans les émeutes.
L'aéroport d'Urumqi est bondé avec des personnes impatientes de partir. Ceux qui n'ont pas été en mesure d'obtenir un billet sont restés dans les hôtels à proximité.
"Nous craignons que le Xinjiang ne soit plus sûr", a déclaré un passager qui a refusé d'être nommé.
Dans la ville, les femmes ont assailli les magasins pour faire des provisions et certains employés de bureau ont obtenu une journée de congés.
Le matin, sur le marché au bord de la route, où 50 policiers armés patrouillaient, au moins un tiers des stands étaient vides.
Les prix des légumes ont augmenté de deux à trois fois par rapport à la normale.
Un kilo d'haricots blancs, qui coûtait 2 yuans (environ 30 cents), a été vendu pour 6 yuans, tandis que le prix des pommes de terre, qui coûtaient à l'origine 1,5 yuans, a grimpé jusqu'à 3,5 yuans par kilo.
Li Gang, un résident local, a déclaré que son entreprise a donné aux employés un jour de congés et leur a demandé de ne pas quitter leurs maisons.
"Je sais par les médias que de nombreux manifestants ont été arrêtés", a-t-il dit.
"Maintenant que les rues sont surveillées par la police et les hélicoptères survolent la ville, je pense que l'ordre social pourra être rétabli."
16:33 Publié dans actualités internationales | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : chine, peine de mort, xinjang, justice
Communiqué de l'institut pour la justice
L’ Institut pour la Justice est une association (loi 1901) de citoyens, créée en 2007, qui milite pour la défense du droit à la sûreté pour tous et pour une justice plus équitable en faveur des victimes. L’un des fondateurs de l’association est Philippe Schmitt, père d’Anne-Lorraine (photo), cette jeune femme de 23 ans assassinée en novembre 2007 dans le RER par un multirécidiviste d’origine turque, déjà condamné pour agressions sexuelles et relâché sur la foi d’expertises psychiatriques.
Premier bilan des actions entreprises :
• Au cours du premier semestre 2009, l’Institut pour la Justice a organisé trois campagnes majeures de pétitions et d’envoi massif de cartes postales aux élus : campagne contre l’article 46 du nouveau projet de loi pénitentiaire, campagne sur la vidéo d’agression dans le bus, campagne sur la perpétuité réelle (Fofana). Ces trois succès nous ont permis de nous positionner comme un acteur majeur en France sur les questions de justice pénale.
• Notre Institut s’est imposé face aux pouvoirs publics en mobilisant 160 000 personnes autour de notre Référendum sur la Justice soutenu par Cynthia Sardou, dont les résultats démontrent sans équivoque le soutien des citoyens à des mesures plus fermes à l’égard des criminels. Les démarches sont en cours auprès des pouvoirs publics pour que soient reprises nos demandes de réformes.
• Les recherches entreprises par notre Institut dans les domaines de la récidive, l’exécution des peines, la psychiatrie, et la défense des droits des victimes et des libertés fondamentales ont abouti à dix-neuf publications d’experts, juristes, criminologues ou psychiatres, cautionnant nos propositions de réforme d’un point de vue juridique et scientifique.
• Un nouveau site Internet a été mis en ligne le 15 juin 2009. Je vous encourage à venir le visiter, si ce n’est déjà fait, et à consulter régulièrement notre blog.
• Notre équipe chargée des relations institutionnelles a été reçue à l’Elysée, à Matignon, au ministère de la Justice, a été auditionné par la Commission Léger (réforme du code de procédure pénale), par le Sénateur René Lecerf, rapporteur du projet de loi pénitentiaire, par la Commission des lois de l’Assemblée nationale sur le projet de loi traitant de la récidive, ainsi que par de nombreux autres parlementaires et élus.
• Un grand colloque est organisé par l’Institut pour la Justice à l’Assemblée nationale le 8 octobre 2009 sur « la Justice aux deux visages », celle qui, officiellement, prononce de lourdes peines et, officieusement, relâche discrètement les criminels des années avant la fin de la condamnation prononcée.
• Toutes ces actions, sans compter les rendez-vous avec des personnalités politiques éminentes pour leur faire part de nos propositions et nos interventions remarquées dans la presse, font de l’Institut pour la Justice un nouvel interlocuteur qui dérange bien des groupes de pression opposés à notre action ou confortablement installés dans une opposition passive.
Un des signes que notre action ne plaît pas à tout le monde est le piratage dont nous avons été victimes. Mais bien entendu, cela n’a nullement ralenti notre travail. Nous sommes en train de remporter nos premières victoires, en particulier la suppression probable de l’article 46 du nouveau projet de loi pénitentiaire, qui aurait permis, sans notre intervention, à l’administration pénitentiaire de relâcher par anticipation des milliers de détenus dans les rues, notamment dangereux.
Grâce à vous, nous sommes devenus en quelques mois la plus grande association du pays pour défendre une justice plus équitable envers les victimes, dénoncer sans tabou les opacités – et les négligences – de notre système judiciaire, et exiger une plus grande égalité de traitement entre coupables et victimes.
Je vous remercie au nom de toutes les personnes qui, par la faute du laxisme judiciaire que nous combattons, ont eu leur vie bouleversée par le drame d’un crime qui n’aurait jamais dû avoir lieu.
Philippe Schmitt
Président du Comité de Parrainage
Institut pour la Justice
140 bis, rue de Rennes
75005 Paris
Tél : 01 40 16 57 63
www.institutpourlajustice.com
16:31 Publié dans Communiqués | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : justice, schmitt, peine de mort



