17.08.2009

La Cour populaire suprême chinoise approuve la peine de mort pour deux faux-monnayeurs

La Cour populaire suprême (CPS) de Chine a récemment approuvé la sentence condamant à la peine de mort deux hommes accusés d'avoir imprimé de "considérables" montants de fausse monnaie.

Environ 70 millions de yuans (10,29 millions de dollars) d'argent contrefait n'ont pas encore été retrouvés.

La CPS a jugé que l'acte était "extrêmement grave", et avait "sérieusement nuit à la monnaie nationale et à la régulation financière", et qu'il devait par conséquent être sévèrement puni par la loi.

La Cour populaire intermédiaire de Shantou, dans la province du Guangdong (sud), a condamné à la peine de mort Xu Shaorong et Zhu Yingwu, les privant de leurs droits civiques et confisquant tous leurs biens personnels.

Les enquêteurs ont découvert que les deux hommes coopéraient étroitement pour falsifier des billets de banques depuis novembre 2004. Xu Shaorong finançait les opérations, tandis que Zhu Yingwu s'occupait d'imprimer la monnaie et de la vendre.

Entre janvier et avril 2005, la bande menée par Xu Shaorong et Zhu Yingwu a produit cinq lots de billets de 50 yuans de 1999, pour une valeur de 81,9 millions de yuans.

Du 12 au 17 avril derniers, Zhu Yingwu a produit tout seul, sans prévenir Xu Shaorong, des billets de 100 yuans de 1999 pour une valeur de 11,06 millions de yuans. Zhu a ensuite vendu la fausse monnaie, faisant 630 000 yuans de bénéfices.

Onzes caisses de billets ont été saisies par la police, pour une valeur de 24 millions de yuans, ainsi que 180 000 yuans de gains appartenant à Xu et Zhu.

La peine prolonge la campagne de la CPS pour combattre la falsification de monnaie. La cour a ajouté que ce crime "ne troublait pas seulement la circulation de la monnaie au niveau national, mais nuisait à la réputation du RMB (monnaie chinoise).

Entre 2006 et 2008, les cours chinoises ont traité 3 228 cas de contrefaçon, et condamné 4 524 personnes. Parmi elles, 838 (18,5%) ont été condamnées à des peines de plus de trois ans, et dans les pires des cas, à la peine de mort.

Source: xinhua

Attentat de Bombay, l'accusé réclame la peine de mort

 Abbas Kazmi, l'avocat de Mohammed Ajmal Amir Iman dit Kasab, le 20 juillet 2009.(Photo : Arko Datta/Reuters)

Abbas Kazmi, l'avocat de Mohammed Ajmal Amir Iman dit Kasab, le 20 juillet 2009.
(Photo : Arko Datta/Reuters)

Le procès du seul survivant des attentats de Bombay continuera. Le juge l'a annoncé ce jeudi. Les audiences avaient été suspendues mercredi 22 juillet après la volte-face inattendue de l'accusé. Mohammad Ajmal Amir Iman, alias « Kasab », a décidé de plaider coupable. Il demande même à être condamné à la peine de mort. Depuis le début du procès au mois d'avril, ce Pakistanais de 21 ans niait les quatre-vingt-six chefs d'accusation qui lui sont reprochés. Même si l'ensemble des parties se réjouit de cette nouvelle étape dans le procès, il existe de nombreuses questions sur ce retournement de situation.

Pour le procureur, « Kasab » espère obtenir l'indulgence du tribunal. Le juge a, de son côté, expliqué que « Kasab » charge surtout son complice, et qu'il ne reconnaît pas les quatre-vingt-six chefs d'accusation. Il niait encore, lundi dernier, les faits pour échapper à la peine de mort. Au moment de ses aveux mercredi 22 juillet,« Kasab » a assuré que ce n'était pas pour éviter cette sentence qu'il parlait.  « Pendez moi tout de suite! », a-t-il lancé à la cour.

Il y a un dernier aspect qui interpelle cette fois l'accusation. Les aveux de « Kasab » tombent quelques jours avant l'ouverture au Pakistan du procès de cinq personnes soupçonnées d'être les têtes pensantes des attentats de Bombay. Alors, on peut se demander si l'accusé n'a pas parlé pour les décharger ?

New Delhi est persuadé que les attaques terroristes ont été élaborées au Pakistan, par le groupe terroriste Lashkar-e-Taïba et qu'ils ont été aidés par les services secrets d'Islamabad. Mercredi 22 juillet, « Kasab » s'est tout à coup levé dans le box. Il a alors commencé à raconter ce qui s'est passé du 26 au 29 novembre dernier, quand un commando terroriste a pris d'assaut Bombay, tuant 174 personnes.

Le jeune Pakistanais a parlé des attaques contre les hôtels de luxe, les coups de feu tirés dans la gare puis dans la rue, avec son complice mort pendant les affrontements avec la police.