12.09.2009

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17.08.2009

La Cour populaire suprême chinoise approuve la peine de mort pour deux faux-monnayeurs

La Cour populaire suprême (CPS) de Chine a récemment approuvé la sentence condamant à la peine de mort deux hommes accusés d'avoir imprimé de "considérables" montants de fausse monnaie.

Environ 70 millions de yuans (10,29 millions de dollars) d'argent contrefait n'ont pas encore été retrouvés.

La CPS a jugé que l'acte était "extrêmement grave", et avait "sérieusement nuit à la monnaie nationale et à la régulation financière", et qu'il devait par conséquent être sévèrement puni par la loi.

La Cour populaire intermédiaire de Shantou, dans la province du Guangdong (sud), a condamné à la peine de mort Xu Shaorong et Zhu Yingwu, les privant de leurs droits civiques et confisquant tous leurs biens personnels.

Les enquêteurs ont découvert que les deux hommes coopéraient étroitement pour falsifier des billets de banques depuis novembre 2004. Xu Shaorong finançait les opérations, tandis que Zhu Yingwu s'occupait d'imprimer la monnaie et de la vendre.

Entre janvier et avril 2005, la bande menée par Xu Shaorong et Zhu Yingwu a produit cinq lots de billets de 50 yuans de 1999, pour une valeur de 81,9 millions de yuans.

Du 12 au 17 avril derniers, Zhu Yingwu a produit tout seul, sans prévenir Xu Shaorong, des billets de 100 yuans de 1999 pour une valeur de 11,06 millions de yuans. Zhu a ensuite vendu la fausse monnaie, faisant 630 000 yuans de bénéfices.

Onzes caisses de billets ont été saisies par la police, pour une valeur de 24 millions de yuans, ainsi que 180 000 yuans de gains appartenant à Xu et Zhu.

La peine prolonge la campagne de la CPS pour combattre la falsification de monnaie. La cour a ajouté que ce crime "ne troublait pas seulement la circulation de la monnaie au niveau national, mais nuisait à la réputation du RMB (monnaie chinoise).

Entre 2006 et 2008, les cours chinoises ont traité 3 228 cas de contrefaçon, et condamné 4 524 personnes. Parmi elles, 838 (18,5%) ont été condamnées à des peines de plus de trois ans, et dans les pires des cas, à la peine de mort.

Source: xinhua

Attentat de Bombay, l'accusé réclame la peine de mort

 Abbas Kazmi, l'avocat de Mohammed Ajmal Amir Iman dit Kasab, le 20 juillet 2009.(Photo : Arko Datta/Reuters)

Abbas Kazmi, l'avocat de Mohammed Ajmal Amir Iman dit Kasab, le 20 juillet 2009.
(Photo : Arko Datta/Reuters)

Le procès du seul survivant des attentats de Bombay continuera. Le juge l'a annoncé ce jeudi. Les audiences avaient été suspendues mercredi 22 juillet après la volte-face inattendue de l'accusé. Mohammad Ajmal Amir Iman, alias « Kasab », a décidé de plaider coupable. Il demande même à être condamné à la peine de mort. Depuis le début du procès au mois d'avril, ce Pakistanais de 21 ans niait les quatre-vingt-six chefs d'accusation qui lui sont reprochés. Même si l'ensemble des parties se réjouit de cette nouvelle étape dans le procès, il existe de nombreuses questions sur ce retournement de situation.

Pour le procureur, « Kasab » espère obtenir l'indulgence du tribunal. Le juge a, de son côté, expliqué que « Kasab » charge surtout son complice, et qu'il ne reconnaît pas les quatre-vingt-six chefs d'accusation. Il niait encore, lundi dernier, les faits pour échapper à la peine de mort. Au moment de ses aveux mercredi 22 juillet,« Kasab » a assuré que ce n'était pas pour éviter cette sentence qu'il parlait.  « Pendez moi tout de suite! », a-t-il lancé à la cour.

Il y a un dernier aspect qui interpelle cette fois l'accusation. Les aveux de « Kasab » tombent quelques jours avant l'ouverture au Pakistan du procès de cinq personnes soupçonnées d'être les têtes pensantes des attentats de Bombay. Alors, on peut se demander si l'accusé n'a pas parlé pour les décharger ?

New Delhi est persuadé que les attaques terroristes ont été élaborées au Pakistan, par le groupe terroriste Lashkar-e-Taïba et qu'ils ont été aidés par les services secrets d'Islamabad. Mercredi 22 juillet, « Kasab » s'est tout à coup levé dans le box. Il a alors commencé à raconter ce qui s'est passé du 26 au 29 novembre dernier, quand un commando terroriste a pris d'assaut Bombay, tuant 174 personnes.

Le jeune Pakistanais a parlé des attaques contre les hôtels de luxe, les coups de feu tirés dans la gare puis dans la rue, avec son complice mort pendant les affrontements avec la police.

19.07.2009

La Guillotine : petite histoire

Définition encyclopédique:
La guillotine est un instrument de supplice servant à trancher la tête des condamnés à mort.

Contrairement à ce qu'on vous a appris à l'école, la guillotine n'est pas une invention française... Snif... Notre coq en prend encore un sacré coup... En fait, c'est en Italie que la fabuleuse machine fut utilisée pour raccourcir les habitants sous le nom charmant de "Mannaja" en l'an 1300... Ce superbe instrument fut également utilisé dès cette date en Allemagne et au Royaume-Uni... Mais soyons cocorico, c'est en France que l'engin va être perfectionné. Une autre idée reçue est à mettre au panier: Ce n'est pas le docteur Guillotin qui a inventé la guillotine... Il n'en fut que le promoteur. Le 28 novembre 1789, le docteur Joseph Guillotin présente aux députés de l'Assemblée constituante une machine conçue par le chirurgien Antoine Louis, secrétaire perpétuel de l'Académie de chirurgie. Inspirée de la "Mannaja" déjà connue en Italie, elle comporte un tranchoir glissant entre deux montants en bois. Elle assure selon ses promoteurs une mort plus délicate que la pendaison, la décapitation à la hache ou à l'épée, la roue ou l'écartèlement. Selon le docteur Guillotin, député du Tiers États, elle représente "l'égalité de tous les citoyens". Le 3 juin 1791, l'Assemblée constituante adopte une proposition du député Le Pelletier de Saint-Fargeau, «tout condamné à mort aura la tête tranchée» alors que les députés repoussent le projet de Maximilien de Robespierre visant à abolir la peine de mort (sic). Dans la foulée, l'Assemblée demande au docteur Guillotin et au chirurgien Louis d'améliorer leur machine à couper les têtes. Antoine Louis perfectionne la machine aidé d'un mécanicien allemand, Tobias Schmidt. Il remplace le couperet en forme de croissant par un couperet en forme de trapèze sur une idée de Louis XVI qui était aussi un habile serrurier. La machine est essayée à Bicêtre sur des moutons et des cadavres. Nicolas-Jacques Pelletier, un voleur de grand chemin, sera le premier à avoir la tête tranchée le 25 avril 1792. La machine est d'abord appelée «Louisette». Les journalistes parlementaires, mécontents du docteur Guillotin qui, à l'Assemblée, leur demandait de bien se tenir, la baptisèrent «guillotine»... Voilà l'origine de son nom. Dans l'argot populaire, la machine aura bien d'autres sobriquets comme par exemple le «rasoir national»... De 1793 à 1794, environ 20.000 citoyens auront la tête tranchée définitivement. La guillotine remportera un vif succès en France jusqu'au 29 juin 1939, date à laquelle les exécutions cessent d'être publiques. La dernière exécution remonte au 10 septembre 1977. La peine de mort est abolie en France le 9 octobre 1981 mais la dernière exécution politique date du 11 mars 1963: Jean Bastien Thiry ne fut pas guillotiné mais fusillé...

Joseph-Ignace Guillotin, franc-maçon et philanthrope, médecin et professeur d’anatomie, est né à Saintes en 1738. Élu député à la Constituante au début de la Révolution, il tente en vain de réformer les hôpitaux et met en œuvre le premier programme de Santé publique. Il est exécuté par sa machine à Paris en 1814...


Fiche technique:
Poids total de l’instrument: 580 kg - L'ensemble "Couperet": 30 kg de poids mort, 7 kg pour le couperet et 3 boulons de 1 kg chacun - Hauteur des montants: 4,50 m - Chute du couperet: 2,25 m - Décret du 25 Prairial de l'an 1 (13 juin 1793): «Il sera installé 1 machine à trancher par département.»

ANECDOTE:

Le 14 septembre 1792, Jacques Pelletier inaugurait la machine. Le public fut extrêmement déçu: ça va beaucoup trop vite !... Le peuple regrette les pendaisons qui duraient bien plus longtemps selon l'humeur du bourreau [...]. La Chronique de Paris rendit compte de l'impression des Parisiens: «Le peuple ne fut point satisfait, il n'avait rien vu ! La chose était trop rapide, il se dispersa, désappointé, chantant pour se consoler de sa déception...»

Les guillotinés célèbres:

Marie Anne Charlotte de Corday: 17 juillet 1793
Louis XVI: 21 janvier 1793
Marie Antoinette: 16 octobre 1793
Camille Desmoulins: 5 avril 1794
Georges Jacques Danton: 5 Avril 1794
Philippe François Nazaire Fabre dit Fabre d'Eglantine: 6 Avril 1794
Louis Antoine Saint-Just: 28 Juillet 1794
Maximilien Marie Isidore de Robespierre: 28 Juillet 1794.


AUTRE ANECDOTE:
L'extrait d'une bande dessinée des "Aventure folles-dingues de Régis Winter" montre un inventeur fou ayant mis au point la guillotine Super-2 à deux lames... La première lame coupait le cou et la seconde le recoupait avant que la tête ne se rétracte... Et bien, la chose a bien existé, mais pour trancher deux têtes et il y a eu des machines encore plus folles à 4 ou 5 lames (voire plus!) et même une super-guillotine composée d'une trentaine d'éléments reliés entre eux pouvant décapiter une trentaine de citoyens en même temps. Lorsque le bave docteur goûta aux délices de sa machine en 1814, la question fut tranchée: Seule la guillotine à une lame resterait dans l'Histoire...

16.07.2009

Ce qui arrive quand on supprime la peine de mort

Ce qui arrive quand on supprime la peine de mort

Jean-Marie Le Pen, l'homme qui ne plie pas l'échine !

Jean-Marie Le Pen

Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN

Ce qui arrive quand on supprime la peine de mort

La polémique sur le verdict dans l’affaire Fofana a pour origine un phénomène que les commentateurs passent soigneusement sous silence : c’est l’effondrement de l’échelle des peines dû à la suppression de la peine de mort, qui a elle-même entraîné la fin de la perpétuité, etc.

Il va de soi que lorsque le responsable d’un crime particulièrement atroce ne peut pas être condamné à plus de 22 ans de prison, ses complices ne peuvent être condamnés qu’à des peines inférieures.

Ce qui est en cause, c’est donc l’idéologie qui considère les assassins comme des victimes et qui, ayant conduit à la suppression de la peine de mort, a rendu infirme le code pénal.