Sandra Vervinckt explique qu'elle ne croit pas à l'histoire que le père a raconté auprès des autorités tunisiennes. Pour elle, cette version des faits n'est qu'une pure invention. "Si le petit était tombé avec moi, la première chose que j'aurai faite, c'est appeler l'ambulance et ne pas laisser le petit comme ça et attendre qu'il décède sans prévenir pour partir en fuite. C'est vraiment dégueulasse ce qu'il a fait."
Alain Simon, la parrain de Jason, explique que le papa n'en est pas à ses premiers ennuis avec la justice: "Il a déjà fait de la prison pour de la drogue et pour des faits de maltraitance d'enfant, et maintenant, c'est un meurtre. Je ne crois pas à sa version."
Sandra Vervinckt, la mère biologique de Jason, a été écartée de sa vie quand l'enfantavait 5 mois. Peu après, le Service d'Aide à la Jeunesse a donné la garde de l'enfant exclusivement au père. "Je n'ai jamais compris pourquoi on lui a rendu la garde après qu'il ait déjà été à l'hôpital. A ce moment-là, il le frappait déjà et j'ai déjà essayé de faire les démarches pour le ravoir mais le SAJ n'a jamais changé sa décision parce qu'Issaam et sa compagne avaient parlé sur mon dos."
Le père, de son côté, nie toujours avoir tué l'enfant, dont il avait la garde. La compagne,inculpée dans cette affaire, est aujourd'hui en prison.
La maman de Jason compte intenter une action en justice contre le SAJ. Loin d'être soulagée par la détention du père, la famille maternelle attend des aveux et un jugement si possible en Belgique. "Ce qu'il a fait au petit me reste en travers de la gorge, je lui souhaite la peine de mort", conclut-elle.
Elle vit actuellement dans la peur que le père de son fils soit relâché et qu'il lui fasse du mal.




