01.10.2009

Enlèvement de Marie-Christine Hodeau : le suspect a déjà été condamné pour viol

Enlèvement

MILLY-LA-FORET (NOVOpress) – L’homme de 47 ans soupçonné d’avoir enlevé Marie-Christine Hodeau (photo), une femme de 42 ans, lundi matin à proximité de Milly-la-Forêt (Essonne), a reconnu l’avoir étranglée, lors de son premier interrogatoire auprès du magistrat instructeur. Le corps de la victime n’a toujours pas été retrouvé.

Lundi matin, la victime a juste eu le temps d’appeler au téléphone les gendarmes alors qu’elle se trouvait prisonnière dans le coffre d’une voiture. Au cours d’une conversation de deux minutes, Marie-Christine Hodeau a indiqué avoir été menacé par un homme armé d’un couteau avant d’être enlevée. Elle a pu donner la description de la voiture ainsi que son immatriculation. L’ADN de Marie-Christine Hodeau a été retrouvé sur la main du suspect.

Il s’avère que Manuel R a été condamné à 11 ans de prison en 2002 par les assises du Loiret pour le viol, l’enlèvement et la séquestration d’une enfant de 13 ans. Il a pourtant été libéré 5 ans plus tard et réside à Echilleuses (Loiret), à une rue de la jeune fille qu’il avait violé ! Le père de la jeune fille déclare le 30 septembre dans les colonnes du Parisien : « On libère des gens dangereux qui brisent des vies. Ma fille souffrira toujours et nous avec ». Combien de temps encore des pervers multirécidivistes se promèneront-ils dans les rues de l’Hexagone ?


[cc] Novopress.info, 2009, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]

27.09.2009

Eric Zemmour sur la peine de mort

http://www.youtube.com/watch?v=ZRIZw8vsNPs

Communiqué de presse de JM Le Pen

Il faut rétablir la peine de mort pour les ravisseurs d’enfants

Communiqué de presse de Marine Le Pen

Julie a finalement été enlevée, séquestrée et violée à de nombreuses reprises par deux hommes d’origine turque. Il a fallu toute une mise en scène pour parvenir à arrêter les criminels.

Cette jeune fille de 14 ans connaitra des séquelles irréversibles. De tels forfaits doivent être empêchés, les pouvoirs publics doivent impérativement protéger les enfants et seule la crainte d’une condamnation capitale peut être salutaire.

Au moment où l’insécurité n’a jamais été plus grande, le Front national demande aux pouvoirs publics de prendre leurs responsabilités au lieu de tergiverser autour d’une « loi pénitentiaire » qui fait la part belle aux délinquants.

12.09.2009

Je suis pour

http://www.youtube.com/watch?v=9FJUpNf215A

17.08.2009

La Cour populaire suprême chinoise approuve la peine de mort pour deux faux-monnayeurs

La Cour populaire suprême (CPS) de Chine a récemment approuvé la sentence condamant à la peine de mort deux hommes accusés d'avoir imprimé de "considérables" montants de fausse monnaie.

Environ 70 millions de yuans (10,29 millions de dollars) d'argent contrefait n'ont pas encore été retrouvés.

La CPS a jugé que l'acte était "extrêmement grave", et avait "sérieusement nuit à la monnaie nationale et à la régulation financière", et qu'il devait par conséquent être sévèrement puni par la loi.

La Cour populaire intermédiaire de Shantou, dans la province du Guangdong (sud), a condamné à la peine de mort Xu Shaorong et Zhu Yingwu, les privant de leurs droits civiques et confisquant tous leurs biens personnels.

Les enquêteurs ont découvert que les deux hommes coopéraient étroitement pour falsifier des billets de banques depuis novembre 2004. Xu Shaorong finançait les opérations, tandis que Zhu Yingwu s'occupait d'imprimer la monnaie et de la vendre.

Entre janvier et avril 2005, la bande menée par Xu Shaorong et Zhu Yingwu a produit cinq lots de billets de 50 yuans de 1999, pour une valeur de 81,9 millions de yuans.

Du 12 au 17 avril derniers, Zhu Yingwu a produit tout seul, sans prévenir Xu Shaorong, des billets de 100 yuans de 1999 pour une valeur de 11,06 millions de yuans. Zhu a ensuite vendu la fausse monnaie, faisant 630 000 yuans de bénéfices.

Onzes caisses de billets ont été saisies par la police, pour une valeur de 24 millions de yuans, ainsi que 180 000 yuans de gains appartenant à Xu et Zhu.

La peine prolonge la campagne de la CPS pour combattre la falsification de monnaie. La cour a ajouté que ce crime "ne troublait pas seulement la circulation de la monnaie au niveau national, mais nuisait à la réputation du RMB (monnaie chinoise).

Entre 2006 et 2008, les cours chinoises ont traité 3 228 cas de contrefaçon, et condamné 4 524 personnes. Parmi elles, 838 (18,5%) ont été condamnées à des peines de plus de trois ans, et dans les pires des cas, à la peine de mort.

Source: xinhua

19.07.2009

La Guillotine : petite histoire

Définition encyclopédique:
La guillotine est un instrument de supplice servant à trancher la tête des condamnés à mort.

Contrairement à ce qu'on vous a appris à l'école, la guillotine n'est pas une invention française... Snif... Notre coq en prend encore un sacré coup... En fait, c'est en Italie que la fabuleuse machine fut utilisée pour raccourcir les habitants sous le nom charmant de "Mannaja" en l'an 1300... Ce superbe instrument fut également utilisé dès cette date en Allemagne et au Royaume-Uni... Mais soyons cocorico, c'est en France que l'engin va être perfectionné. Une autre idée reçue est à mettre au panier: Ce n'est pas le docteur Guillotin qui a inventé la guillotine... Il n'en fut que le promoteur. Le 28 novembre 1789, le docteur Joseph Guillotin présente aux députés de l'Assemblée constituante une machine conçue par le chirurgien Antoine Louis, secrétaire perpétuel de l'Académie de chirurgie. Inspirée de la "Mannaja" déjà connue en Italie, elle comporte un tranchoir glissant entre deux montants en bois. Elle assure selon ses promoteurs une mort plus délicate que la pendaison, la décapitation à la hache ou à l'épée, la roue ou l'écartèlement. Selon le docteur Guillotin, député du Tiers États, elle représente "l'égalité de tous les citoyens". Le 3 juin 1791, l'Assemblée constituante adopte une proposition du député Le Pelletier de Saint-Fargeau, «tout condamné à mort aura la tête tranchée» alors que les députés repoussent le projet de Maximilien de Robespierre visant à abolir la peine de mort (sic). Dans la foulée, l'Assemblée demande au docteur Guillotin et au chirurgien Louis d'améliorer leur machine à couper les têtes. Antoine Louis perfectionne la machine aidé d'un mécanicien allemand, Tobias Schmidt. Il remplace le couperet en forme de croissant par un couperet en forme de trapèze sur une idée de Louis XVI qui était aussi un habile serrurier. La machine est essayée à Bicêtre sur des moutons et des cadavres. Nicolas-Jacques Pelletier, un voleur de grand chemin, sera le premier à avoir la tête tranchée le 25 avril 1792. La machine est d'abord appelée «Louisette». Les journalistes parlementaires, mécontents du docteur Guillotin qui, à l'Assemblée, leur demandait de bien se tenir, la baptisèrent «guillotine»... Voilà l'origine de son nom. Dans l'argot populaire, la machine aura bien d'autres sobriquets comme par exemple le «rasoir national»... De 1793 à 1794, environ 20.000 citoyens auront la tête tranchée définitivement. La guillotine remportera un vif succès en France jusqu'au 29 juin 1939, date à laquelle les exécutions cessent d'être publiques. La dernière exécution remonte au 10 septembre 1977. La peine de mort est abolie en France le 9 octobre 1981 mais la dernière exécution politique date du 11 mars 1963: Jean Bastien Thiry ne fut pas guillotiné mais fusillé...

Joseph-Ignace Guillotin, franc-maçon et philanthrope, médecin et professeur d’anatomie, est né à Saintes en 1738. Élu député à la Constituante au début de la Révolution, il tente en vain de réformer les hôpitaux et met en œuvre le premier programme de Santé publique. Il est exécuté par sa machine à Paris en 1814...


Fiche technique:
Poids total de l’instrument: 580 kg - L'ensemble "Couperet": 30 kg de poids mort, 7 kg pour le couperet et 3 boulons de 1 kg chacun - Hauteur des montants: 4,50 m - Chute du couperet: 2,25 m - Décret du 25 Prairial de l'an 1 (13 juin 1793): «Il sera installé 1 machine à trancher par département.»

ANECDOTE:

Le 14 septembre 1792, Jacques Pelletier inaugurait la machine. Le public fut extrêmement déçu: ça va beaucoup trop vite !... Le peuple regrette les pendaisons qui duraient bien plus longtemps selon l'humeur du bourreau [...]. La Chronique de Paris rendit compte de l'impression des Parisiens: «Le peuple ne fut point satisfait, il n'avait rien vu ! La chose était trop rapide, il se dispersa, désappointé, chantant pour se consoler de sa déception...»

Les guillotinés célèbres:

Marie Anne Charlotte de Corday: 17 juillet 1793
Louis XVI: 21 janvier 1793
Marie Antoinette: 16 octobre 1793
Camille Desmoulins: 5 avril 1794
Georges Jacques Danton: 5 Avril 1794
Philippe François Nazaire Fabre dit Fabre d'Eglantine: 6 Avril 1794
Louis Antoine Saint-Just: 28 Juillet 1794
Maximilien Marie Isidore de Robespierre: 28 Juillet 1794.


AUTRE ANECDOTE:
L'extrait d'une bande dessinée des "Aventure folles-dingues de Régis Winter" montre un inventeur fou ayant mis au point la guillotine Super-2 à deux lames... La première lame coupait le cou et la seconde le recoupait avant que la tête ne se rétracte... Et bien, la chose a bien existé, mais pour trancher deux têtes et il y a eu des machines encore plus folles à 4 ou 5 lames (voire plus!) et même une super-guillotine composée d'une trentaine d'éléments reliés entre eux pouvant décapiter une trentaine de citoyens en même temps. Lorsque le bave docteur goûta aux délices de sa machine en 1814, la question fut tranchée: Seule la guillotine à une lame resterait dans l'Histoire...

16.07.2009

Ce qui arrive quand on supprime la peine de mort

Ce qui arrive quand on supprime la peine de mort

Jean-Marie Le Pen, l'homme qui ne plie pas l'échine !

Jean-Marie Le Pen

Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN

Ce qui arrive quand on supprime la peine de mort

La polémique sur le verdict dans l’affaire Fofana a pour origine un phénomène que les commentateurs passent soigneusement sous silence : c’est l’effondrement de l’échelle des peines dû à la suppression de la peine de mort, qui a elle-même entraîné la fin de la perpétuité, etc.

Il va de soi que lorsque le responsable d’un crime particulièrement atroce ne peut pas être condamné à plus de 22 ans de prison, ses complices ne peuvent être condamnés qu’à des peines inférieures.

Ce qui est en cause, c’est donc l’idéologie qui considère les assassins comme des victimes et qui, ayant conduit à la suppression de la peine de mort, a rendu infirme le code pénal.

13.07.2009

Emeutes au Xinjiang

La Chine condamnera à la peine de mort toute personne qui serait responsable des meurtres

Il y avait encore des tensions à Urumqi, malgré le calme dans les rues le 8 juillet ! Cependant le président chinois Hu Jintao a interrompu son voyage au sommet du G8 pour rentrer d'urgence en Chine à la suite des émeutes sanglantes.

Hu Jintao est revenu le 8 juillet d'Italie ", à cause de la situation" dans le Xinjiang, où les émeutes les plus meurtrières depuis des décennies ont tué 156 personnes et ont blessé plus de 1 000 dimanche dernier.

Des hélicoptères ont largué des tracts appelant les 2,3 millions d'habitants au calme à Urumqi, et les troupes anti-émeutes militarisés et portant des casques ont occupé la ville pour rétablir l'ordre.

La forte présence des forces de sécurité a rétabli le calme au centre de la ville, avec une présence de gardes armés et des hélicoptères survolant régulièrement la ville.

Mais des incidents sporadiques et des petits accrochages ont été toutefois signalés, selon l'agence de presse Xinhua, qui n'a pas donné d'autres détails.

Urumqi, la capitale de la Région autonome ouïgoure du Xinjiang dans le nord-ouest de la Chine, a imposé un couvre-feu en bloquant la circulation la nuit du mardi.

Les agents spéciaux de police de tout le pays ont été envoyés à Urumqi pour aider les forces de police locale à rétablir la sécurité, a expliqué Meng Jianzhu, conseiller d'Etat et ministre de la Sécurité publique en rendant visite aux résidents blessés dans les émeutes et aux membres des familles des victimes.

La police est arrivée à Urumqi à environ 5 h du matin hier, a dit Meng.

Il n'a pas mentionné le nombre de personnes impliquées et les lieux, où ils ont été envoyés.

Ceux qui ont dirigé les émeutes doivent être punis avec la plus grande sévérité et de ceux qui y ont pris part, ont été provoqués ou induits en erreur par les séparatistes, doivent être rééduqués, a ajouté Meng.

Le chef du Parti d'Urumqi a également déclaré hier que le gouvernement condamnera à la peine de mort toute personne qui serait responsable de ces meurtres.

Li Zhi a déclaré lors d'une conférence de presse télévisée hier après-midi que Urumqi est stable après plusieurs jours de violences ethniques.

Il a dit que les forces de sécurité ont pris le contrôle des rues.

Li a ajouté que de nombreuses personnes ont été accusées de meurtre et ont déjà été arrêtées et que la plupart étaient des étudiants.

La police est en train d'utiliser les technologies de l'ADN pour identifier les morts, a annoncé Jerla Isamudin, le maire d'Urumqi.

"Plus de 100 personnes tuées lors des émeutiers ont été identifiés", a-t-il dit.

"Le gouvernement fournira une compensation morale à leurs familles".

Au total de 100 millions de yuans (14 millions de dollars) de compensation seront donnés aux victimes, a déclaré le maire.

Certains restaurants et supermarchés étaient ouverts hier, mais la plupart étaient encore fermés.

Bien que le couvre-feu ait été levé, des restrictions sur la circulation ont été imposées sur les grandes rues, avec des patrouilles de police. Des véhicules blindés étaient prêts à intervenir.

Les gens ont commencé à sortir dans les rues hier, mais les journalistes de Xinhua ont annoncé qu'ils ont vu moins de trafic que d'habitude dans la matinée, et encore moins de bus.

La ville possède près de 1 000 bus, dont 190 ont été endommagés ou incendiés dans les émeutes.

L'aéroport d'Urumqi est bondé avec des personnes impatientes de partir. Ceux qui n'ont pas été en mesure d'obtenir un billet sont restés dans les hôtels à proximité.

"Nous craignons que le Xinjiang ne soit plus sûr", a déclaré un passager qui a refusé d'être nommé.

Dans la ville, les femmes ont assailli les magasins pour faire des provisions et certains employés de bureau ont obtenu une journée de congés.

Le matin, sur le marché au bord de la route, où 50 policiers armés patrouillaient, au moins un tiers des stands étaient vides.

Les prix des légumes ont augmenté de deux à trois fois par rapport à la normale.

Un kilo d'haricots blancs, qui coûtait 2 yuans (environ 30 cents), a été vendu pour 6 yuans, tandis que le prix des pommes de terre, qui coûtaient à l'origine 1,5 yuans, a grimpé jusqu'à 3,5 yuans par kilo.

Li Gang, un résident local, a déclaré que son entreprise a donné aux employés un jour de congés et leur a demandé de ne pas quitter leurs maisons.

"Je sais par les médias que de nombreux manifestants ont été arrêtés", a-t-il dit.

"Maintenant que les rues sont surveillées par la police et les hélicoptères survolent la ville, je pense que l'ordre social pourra être rétabli."

Communiqué de l'institut pour la justice

L’ Institut pour la Justice est une association (loi 1901) de citoyens, créée en 2007, qui milite pour la défense du droit à la sûreté pour tous et pour une justice plus équitable en faveur des victimes. L’un des fondateurs de l’association est Philippe Schmitt, père d’Anne-Lorraine (photo), cette jeune femme de 23 ans assassinée en novembre 2007 dans le RER par un multirécidiviste d’origine turque, déjà condamné pour agressions sexuelles et relâché sur la foi d’expertises psychiatriques.



Premier bilan des actions entreprises :

• Au cours du premier semestre 2009, l’Institut pour la Justice a organisé trois campagnes majeures de pétitions et d’envoi massif de cartes postales aux élus : campagne contre l’article 46 du nouveau projet de loi pénitentiaire, campagne sur la vidéo d’agression dans le bus, campagne sur la perpétuité réelle (Fofana). Ces trois succès nous ont permis de nous positionner comme un acteur majeur en France sur les questions de justice pénale.

• Notre Institut s’est imposé face aux pouvoirs publics en mobilisant 160 000 personnes autour de notre Référendum sur la Justice soutenu par Cynthia Sardou, dont les résultats démontrent sans équivoque le soutien des citoyens à des mesures plus fermes à l’égard des criminels. Les démarches sont en cours auprès des pouvoirs publics pour que soient reprises nos demandes de réformes.

• Les recherches entreprises par notre Institut dans les domaines de la récidive, l’exécution des peines, la psychiatrie, et la défense des droits des victimes et des libertés fondamentales ont abouti à dix-neuf publications d’experts, juristes, criminologues ou psychiatres, cautionnant nos propositions de réforme d’un point de vue juridique et scientifique.

• Un nouveau site Internet a été mis en ligne le 15 juin 2009. Je vous encourage à venir le visiter, si ce n’est déjà fait, et à consulter régulièrement notre blog.

• Notre équipe chargée des relations institutionnelles a été reçue à l’Elysée, à Matignon, au ministère de la Justice, a été auditionné par la Commission Léger (réforme du code de procédure pénale), par le Sénateur René Lecerf, rapporteur du projet de loi pénitentiaire, par la Commission des lois de l’Assemblée nationale sur le projet de loi traitant de la récidive, ainsi que par de nombreux autres parlementaires et élus.

• Un grand colloque est organisé par l’Institut pour la Justice à l’Assemblée nationale le 8 octobre 2009 sur « la Justice aux deux visages », celle qui, officiellement, prononce de lourdes peines et, officieusement, relâche discrètement les criminels des années avant la fin de la condamnation prononcée.

• Toutes ces actions, sans compter les rendez-vous avec des personnalités politiques éminentes pour leur faire part de nos propositions et nos interventions remarquées dans la presse, font de l’Institut pour la Justice un nouvel interlocuteur qui dérange bien des groupes de pression opposés à notre action ou confortablement installés dans une opposition passive.

Un des signes que notre action ne plaît pas à tout le monde est le piratage dont nous avons été victimes. Mais bien entendu, cela n’a nullement ralenti notre travail. Nous sommes en train de remporter nos premières victoires, en particulier la suppression probable de l’article 46 du nouveau projet de loi pénitentiaire, qui aurait permis, sans notre intervention, à l’administration pénitentiaire de relâcher par anticipation des milliers de détenus dans les rues, notamment dangereux.

Grâce à vous, nous sommes devenus en quelques mois la plus grande association du pays pour défendre une justice plus équitable envers les victimes, dénoncer sans tabou les opacités – et les négligences – de notre système judiciaire, et exiger une plus grande égalité de traitement entre coupables et victimes.

Je vous remercie au nom de toutes les personnes qui, par la faute du laxisme judiciaire que nous combattons, ont eu leur vie bouleversée par le drame d’un crime qui n’aurait jamais dû avoir lieu.

Philippe Schmitt
Président du Comité de Parrainage

Institut pour la Justice
140 bis, rue de Rennes
75005 Paris
Tél : 01 40 16 57 63
www.institutpourlajustice.com

27.06.2009

Meurtre d'une chanteuse: peine de mort confirmée pour un magnat égyptien

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LE CAIRE (AFP) — Un tribunal du Caire a confirmé jeudi la peine de mort contre un magnat égyptien de l'immobilier pour le meurtre d'une chanteuse libanaise, après l'approbation du verdict par la plus haute autorité religieuse d'Egypte.

Le juge Al-Mohammedi Qounsoua a confirmé les sentences de mort par pendaison contre Hicham Talaat Moustafa, aussi pilier du parti au pouvoir en Egypte, et un policier égyptien à la retraite, Mohsen al-Soukkari, pour avoir respectivement commandité et exécuté le meurtre de Suzanne Tamim, 30 ans, en 2008 à Dubaï.

La cour a initialement rendu son verdict en mai, mais en vertu de la loi islamique, la condamnation à mort doit être soumise à l'aval du mufti d'Egypte.

Depuis sa nomination en 2003, le mufti Ali Gomaa a reçu 480 demandes d'examen de peines capitales et en a seulement rejeté deux.

Les condamnés peuvent interjeter appel, selon une source judiciaire.

L'affaire, mélange de meurtre, de pouvoir, de show-business et de sexe, a été très suivie au Liban et en Egypte, un pays où les puissants hommes d'affaires font rarement face à la justice.

Selon l'accusation, M. Moustafa, qui aurait eu une relation intime avec la chanteuse, a payé Soukkari deux millions de dollars pour tuer Suzanne Tamim, retrouvée morte le 28 juillet 2008 dans son appartement de Dubaï, atteinte de plusieurs coups de couteau et la gorge entaillée. Après avoir surveillé son appartement, il s'y était rendu en se présentant comme un employé de l'immeuble et l'avait poignardée à mort.

M. Moustafa, qui dirigeait Talaat Mustafa Group, une société pesant plusieurs milliards de dollars, était aussi membre du Conseil consultatif (Sénat). Son immunité a été levée et il est remplacé par son frère à la tête de l'entreprise.

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