07.06.2009

ça se passe aux USA

Deux hommes exécutés au Texas et dans l'Ohio

Deux condamnés à mort blancs, âgés de 34 et 39 ans, ont été exécutés mardi au Texas (sud) et mercredi dans l'Ohio (nord) pour des meurtres violents, selon le Centre d'information sur la peine de mort. Ils ont été tués par injection mortelle.

Condamné à mort en mai 2002, le premier a, selon le procureur du Texas, plusieurs fois avoué le meurtre de sa femme et des deux enfants de celle-ci, le 26 août 2001, dans la caravane où ils habitaient.

De même source, la police l'avait elle arrêté chez son amante. Il avait ensuite avoué les meurtres de sa demi-soeur et de son père, dont le corps sans vie avait été retrouvé sur ses indications.

Il s'agissait de la 16e exécution depuis début 2009 au Texas, Etat du sud des Etats-Unis qui détient tous les records en la matière, avec 439 exécutions depuis 1976.

Il s'agissait aussi de la 200e exécution non suspendue par le gouverneur républicain de l'Etat, Dick Perry.

Le second a lui été condamné à mort pour avoir brûlé vive une jeune femme de 24 ans, rencontrée dans un bar, dans le coffre de sa voiture en 1991.

Selon la presse locale, ses avocats ont en vain tenté d'obtenir la commutation de sa peine en prison à vie en raison d'une erreur de procédure dans les instructions données au jury lors du procès, en 1992.

Il s'agit de la première exécution cette année dans l'Ohio. Deux autres sont prévues au mois de juillet dans cet Etat.

21.05.2009

Un noir de 51 ans exécuté au Texas

Michael Riley, un Noir de 51 ans condamné à mort il y a plus de vingt ans pour le meurtre d'une jeune femme de 23 ans, a été exécuté hier soir au Texas.

Le 1er février 1986 au matin, Michael Lynn Riley avait poignardé à mort Wynona Lynn Harris dans une épicerie où elle travaillait comme vendeuse à Quitman. La jeune femme avait reçu 31 coups de couteaux. Environ 1.000 dollars avaient été dérobés.

Michael Riley s'était ensuite rendu au bureau du shérif local et avait dit avoir des informations au sujet du meurtre, tout en niant sa présence sur les lieux.

Il avait quitté les bureaux du shérif libre, mais après avoir réuni des preuves sur sa présence ce matin là, les autorités l'avaient interrogé.
Il avait alors conduit les enquêteurs à des preuves matérielles du crime, dont une salopette tachée de sang contenant 970 dollars dans une poche.
M. Riley a alors avoué le meurtre et indiqué avoir pris un couteau de boucher et attendu que la jeune femme lui tourne le dos avant de la poignarder.

Il a été jugé coupable et condamné à mort à deux reprises. Son premier procès en 1986 avait été annulé en 1993 à la suite d'une erreur dans la sélection des jurés, mais il a été rejugé et de nouveau condamné en 1995.

En 2005, son exécution avait été repoussée en attendant les résultats d'une enquête pour déterminer s'il souffrait de retard mental.
Un test, réalisé lorsqu'il était adolescent lui attribuait un QI de 67, soit en dessous de la limite des 70 définissant le retard mental. Mais deux ans après, il a été jugé qu'il ne souffrait pas de retard, ouvrant la voie à son exécution.

Ses dernières paroles avant de recevoir l'injection létale mardi ont été pour ses proches et la famille de sa victime. «Je suis sincèrement désolé pour la peine que je vous ai causée. J'espère que vous pouvez me pardonner», a-t-il dit à la famille Harris.

14.02.2009

ça se passe au Texas

Etats-Unis: un Noir exécuté pour un meurtre en 1995

Un homme noir de 51 ans, condamné à mort pour le meurtre et le viol d'une jeune femme en 1995, a été exécuté jeudi au Texas (sud des Etats-Unis), ont indiqué les autorités pénitentiaires. Il a été tué par injection létale.

Son décès a été prononcé à 18h19 (01h19 vendredi en Suisse) à la prison de Huntsville, huit minutes après l'administration de l'injection létale.

Il a été condamné à mort le 30 mai 1996 pour le viol et le meurtre au Texas d'une femme à qui, a-t-il avoué après son interpellation, il avait proposé du crack en échange de relations sexuelles, selon un communiqué du ministère de la Justice du Texas.

Alors qu'elle se refusait à lui, il s'est énervé et a violemment et plusieurs fois frappée sa tête contre le sol en ciment, avant de la violer. De même source, il l'a ensuite plusieurs fois frappée du pied au visage avant de fuir puis de revenir, pour la violer à nouveau et voler son porte-feuille.

Lors des audiences de fixation de la peine, après qu'il a été déclaré coupable, l'accusation a présenté ses aveux oraux et écrits dans lesquels il reconnaissait avoir tué au moins trois autres femmes et en avoir violé plusieurs, toujours avec violence.

Après sa première condamnation alors qu'il avait 18 ans, il a multiplié les séjours en prison.

Quatre hommes attendent dans le couloir de la mort leur exécution au mois de mars.

19.01.2009

ça se passe aux USA

 

Un Américain de 62 ans, James Callahan, a été exécuté jeudi soir au centre pénitentiaire Holman de Artmore, dans l'Alabama (sud), pour le viol et le meurtre en 1982 d'une étudiante de 26 ans, a-t-on appris vendredi auprès des autorités pénitentiaires.

Après 26 ans dans le couloir de la mort, James Callahan a été prononcé mort par injection mortelle à 18H24 locales (00H24 GMT).

Le 3 février 1982, James Callahan a enlevé Rebecca Howell dans une laverie automatique de Jacksonville (Alabama) et l'a enfermée dans sa caravane. Il l'a ensuite violé puis étranglée.

Le corps de la jeune femme a été retrouvé plusieurs semaines après, dans un ruisseau.

 

Selon la presse locale, ses derniers mots ont été pour son fils qui assistait à la mise à mort.

C'est la première fois depuis 2007 que l'Alabama procède à une exécution. Cet Etat du sud des Etats-Unis a en revanche prévu d'exécuter quatre autres détenus d'ici le mois de mai, selon le Centre d'information sur la peine de mort.

L'Alabama compte aujourd'hui 203 personnes dans ses couloirs de la mort dont deux femmes et a exécuté 40 personnes depuis 1976 et le rétablissement de la peine de mort aux Etats-Unis.

03.11.2008

Etats-Unis : appel pour obtenir la peine de mort d'Abu Jamal

Le gouvernement américain veut obtenir la peine de mort de Mumia Abu-Jamal. Il a saisi la Cour suprême des Etats-Unis en appel contre une décision d'annuler la condamnation à mort de cette icône de la lutte contre la peine capitale.

 

08.10.2008

Les américains largement favorables à la peine capitale

Quelque 69% des américains sont favorables à la peine de mort, la moitié estimant même qu'elle n'est pas assez utilisée, selon un sondage réalisé fin 2007 par l'institut GALLUP.

 

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28.06.2008

McCain et Obama contre la décision de la Cour suprême

Les deux présidentiables américains, le républicain John McCain et le démocrate Barack Obama, se sont dit mercredi en désaccord avec une décision de la Cour suprême interdisant d'infliger la peine de mort pour des viols d'enfants non accompagnés de meurtre.

«La peine de mort devrait être appliquée en des circonstances très étroitement définies, pour les crimes les plus odieux. Je crois que le viol d'un petit enfant, de 6 ou 8 ans, est un crime odieux, et si un Etat prend la décision que, dans des circonstances limitées et bien définies la peine de mort peut potentiellement s'appliquer, cela ne va pas à l'encontre de la Constitution», a déclaré M.Obama à des journalistes à Chicago.

 Un peu plus tôt le républicain John McCain avait exprimé son désaccord en des termes encore plus vifs. «Il est profondément perturbant (...) qu'il y ait un juge en Amérique qui ne croit pas que le viol d'un enfant représente le plus odieux des crimes et mérite la plus grave des peines», avait-il dit dans un communiqué.

«En tant que père, je crois qu'il n'y a pas de responsabilité plus sacrée dans la société américaine que de protéger l'innocence de nos enfants», avait ajouté M. McCain, soulignant qu'il s'était «battu pendant 25 ans au Congrès pour des condamnations plus sévères à l'encontre de ceux qui exploitent les enfants et leur font du mal».

La Cour suprême a invalidé mercredi une condamnation à mort prononcée en Louisiane (sud) pour le viol d'un enfant, estimant que la Constitution, qui interdit les «châtiments cruels et inhabituels», ne permettait pas d'infliger la peine de mort «pour le viol d'un enfant lorsque le crime n'a pas entraîné la mort et n'avait pas pour but d'entraîner la mort».

 

22.04.2008

Viol d'enfant : la peine de mort est-elle excessive ?

Viol d'enfant: la peine de mort est-elle excessive?


 

Agence France-Presse

Washington

La Cour suprême américaine a examiné mercredi s'il était excessif de condamner à mort un homme qui a violé une fillette mais n'a pas tué sa victime.

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La décision est attendue avant juillet.

Depuis quelques années aux États-Unis, la législation s'est particulièrement durcie contre les violeurs d'enfants, souvent passibles de peines plancher de 25 ans de réclusion criminelle. Cinq États vont désormais jusqu'à autoriser leur condamnation à mort.